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Les Enfants Terribles de Jean Cocteau vu par les Terribles Enfants De quoi ça parle ? Cela parle de notre coeur, de notre musique intérieur, du destin qui nous choisi. C'est l'histoire d'une relation d'amour ( le fait d'aimer) incestueuse entre un frère et une soeur ou le sexe n'a pas sa place. Leurs morts est une métaphore à un spasme sexuel. Le synopsis ? Paul, lors d'une bataille de neige reçoit une boule de neige de Dargelos. Gérard, l'ami de Paul accompagne le blessé chez lui. Elisabeth, les reçois et s'occupe de son frère. Elle veut jouer le jeu avec lui mais il refuse. Le médecin annonce à Elisabeth que Paul ne doit plus retourner en boîte (l'école) ce qui le désespère. Il ne verra plus Dargelos. Ils décide de mettre sa photo (celle de Dargelos) dans le trésor. Après une crise de somnambulisme, Elisabeth et Paul se disputent. Elisabeth se réfugie dans la chambre de sa mère malade et la découvre morte. Ils partent à la mer avec Gérard et son oncle. Là, Elisabeth et Paul jouent le jeu, ils rêvent éveillé à deux. De retour à leur appartement rue Montmartre, Elisabeth trouve, grâce à Gérard, un travail de mannequin ou elle rencontre Agathe qui ressemble à Dargelos. Elisabeth présente Agathe à son frère. Elisabeth, par l'entremise de Gérard épouse Michaël, un riche américain juif qui meurt sans la toucher dans un tragique accident de voiture. Les quatre orphelins (Elisabeth, Paul, Gérard et Agathe) vont habiter la somptueuse demeure de Michaël. Gérard, par hasard, revoit Dargelos qui lui donne une boule noir de poison pour Paul. Paul découvre en regardant la photo de Dargelos qu'il aime Agathe. Elisabeth le manipule ainsi que Gérard et Agathe. Résultat, Gérard épouse Agathe et Paul, désespéré mange le poison. Agathe vient à son secours car elle a reçu une lettre de Paul qui lui explique tout. Trop tard. Paul et Agathe comprennent le rôle joué par Elisabeth et la démasque. Elle assume et dans un dernier délire, séduit son frère qui est en train de mourir. Elisabeth saisi un revolver et se tue quand elle croit que son frère est parti. Il ne reste plus qu'Agathe, seule sur un petit refuge. Personnages principaux. Elisabeth (Dolorès Delahaut) et Paul (Gilles Masson) sont frères et soeurs " deux membres d'un même corps " page 41. " Elisabeth et Paul s'adoraient et se déchiraient " page 90. Ils ont une beauté surnaturelle en eux, ce qui en fait les enfants terribles du spectacle. Ces personnages sont identiques à ceux des grandes tragédies classiques qui ont leur destin qui les tire inexorablement. Personnages principaux. Elisabeth (Dolorès Delahaut) et Paul (Gilles Masson) sont frères et soeurs " deux membres d'un même corps " page 41. " Elisabeth et Paul s'adoraient et se déchiraient " page 90. Ils ont une beauté surnaturelle en eux, ce qui en fait les enfants terribles du spectacle. Ces personnages sont identiques à ceux des grandes tragédies classiques qui ont leur destin qui les tire inexorablement. Elisabeth : (16 ans au début, la vingtaine à la fin) est un agent du destin, elle tisse sa toile, elle manipule. Joue un rôle social, veux garder la main mise sur son frère. Elle ment; Pour leur bien. Paul : (" à 15 ans, il en paraissait 19 ", page 76) est un ange à la santé fragile. Il est habité d'amour, d'espoir et de déception. Personnages secondaires : Gérard : (Jean-Michel Distexhe) est l'ami de Paul à " la boîte " (l'école). Au début, il vit chez son oncle. Il visite le frère et la soeur comme un messager de l'extérieure. Il reste humble, prêt à accepter un rôle de souffre douleur indulgent devant " les enfants " (lui adulte). Il se trouve placé comme un double confident. Elisabeth se sert de lui mais ne paie pas de retour les sentiments que Gérard a envers elle. Agathe : (Dounia Bendiba) arrive assez tard dans le roman. Elle travaille comme mannequin avec Elisabeth et fini par habité également " la chambre ". Elle ressemble étrangement à Dargelos (Voir plus bas). Elle a eu une enfance malheureuse (parents drogués, violents et alcooliques). Elle rééquilibre les couples (Deux garçons, deux filles). Elle aime Paul et souffre que celui-ci appartiennent à un autre monde. Elle subit la situation en restant à sa place. Le pion : (Avec l'aimable participation d'Yves Degen) Seul personnage subalterne du roman qui a une présence physique dans la pièce. Il sert à démontrer que le monde des adultes est bien là, quelque part. Personnages secondaires représentés par des ombres : (pour représenter le côté obscur de leur influence) Dargelos : Le coq de la classe. C'est lui au début qui envoi la boule de neige à Paul et qui le blesse (amour). Et c'est encor lui, à la fin, qui lui offre la boule noire de poison que Paul utilisera pour se suicider.Paul, sans connaître l'amour, aime Dargelos " les privilèges de la beauté sont immenses " page 17. Agathe lui ressemble fort et c'est cette ressemblance qui attire finalement Paul vers elle. Michael : Un riche juif américain qui épouse Elisabeth sans jamais l'avoir touchée. Il arrive et disparaît aussitôt dans un tragique accident de la route. Il se fait décapiter par sa longue écharpe blanche qui s'accroche au moyeu de la roue de sa voiture (dessin animé) Ecoliers : Figuration pour la bataille de neige du début (guerre). Les séquences ombres sont filmées et projetées, de ce fait, il n'y a pas besoin de personnages supplémentaires lors des représentations. Certains personnages subalternes sont cités dans le texte, mais pas représentés physiquement. C'est le cas pour : Le médecin de famille (qui veillent à ce que les enfants ne manquent de rien). La mère malade de Paul et Elisabeth (qui se laisse mourir et qui y arrive). La nourrice (personnage moins érudit mais plus intelligent puisqu'elle comprend les enfants) L'oncle de Gérard (personnage bourgeois). Les gardes malades. A noter que Paul, Elisabeth, Gérard et Agathe sont tout les quatre orphelins. Un extrait du texte ? J'ai demandé à Dolores Delahaut (Elisabeth) d'écrire une sorte de résumé en utilisant uniquement les phrases du texte. Voici ce que cela donne : " Agathe ", c'est un nom de bille. Tu es parti et moi je trime. Tu es un sale type, un type infect !Abject ! En voilà un idiot ! " Le suicide est un péché mortel ", hein Gérard ? Un idiot qui ne supporte pas, les boules de neige ! Moi, je suis assez idiote pour me faire de la bile. Le misérable ! L'atroce ! " J'aime son mauvais goût ". On dirait que je veux l'empoisonner ? J'en serais bien capable ! Mais tu es folle, ma fille, tu deviens folle. Regardez cette tête de veau ! Pense que nous allons vivre enfermé dans notre chambre ! L'atroce. Tu as les pieds gelés. Donne tes pieds que je les réchauffe. Mais tu deviens folle ma fille ! Monstre ! Sale monstre ! Paul ! Pas deux jours sans moi ! Je ne le laisserai pas être un tiède, un lâche ! Hein Paul " j'aime son mauvais goût : sa jupe bigarrée, " Je lui apprendrais moi : L'amour et la mort. On joue l'jeu , Paul ? Paul ? Accroche toi et moi ta soeur, je tire sur le rivage ton corps broyé par la mer. C'est celui de Dargelos. Paul ? Attends-moi ! Tu triches ! L'atroce ! Paul ? Paul ? Tu dors ? Paul ? Attends... (coup de feu) Noir. Une équipe formidable ? La mise en scène : (qu'il est difficile de parler de soi objectivement) Est révolutionnaire Et se résume en une phrase : Faire du théâtre pour ceux qui n'y vont pas. Les autres suivront (J'explique plus loin notre concept et nos revendications légitimes) L'assistanat à la mise en scène : Est pris à bras le corps par Magali. Le rôle le plus frustrant que je connais. Elle reste à sa place inconfortable avec beaucoup de professionnalisme. Merci beaucoup. Les comédiens : (Dolorès Delahaut, Gilles Masson, Jean-Michel Distexhe, Dounia Bendiba) que j'ai à ma dispositions sortent tout droit du roman et du conservatoire de Bruxelles. La justesse de leur discours en devient naturellement naturelle. La scénographie : Mira a collaboré sur le spectacle de l'année dernière , c'est une créatrice onirique qui plonge dans l'océan des passions. Précieuse et indispensable. La musique : Sébastien Maret est le créateur de la musique original qui sert de fil conducteur lors du spectacle. N'ayons pas peur des mots, c'est un génie de la composition. Hé oui, c'est dur pour les autres mais c'est comme ça. A vingt déjà, il a composé seul un album de funk et dirigé une douzaine de musicien pro. Son thème de prédilection : Le jazz, et c'est justement celui là qu'il développera. Les dessins animés : (qui suggère le coté poétique de l'oeuvre) Réalisé par Aude Chopin. A chaque réunion, elle n'a cesse de me surprendre par sa motivation et sa capacité d'adaptation. Elle met ton son savoir faire au service du trait Cocteau. Un pilier sur lequel on peut se reposer et penser à autre chose. Le travail corporel : Entreprit par la charmante mais néanmoins sérieuse Jessica Bazataqui. A chacun sa discipline et comme c'est la sienne! C'est beau un corps qui bouge, non ? La vidéo du spectacle : Conçue par Laurent Hanon. C'est le monsieur bon plan du spectacle. Il connais du monde et le monde va le connaître. Un acrobate. La régie lumière : (sous le regard attentif et bienveillant des régisseurs du poche) Assumé par Greg Distexthe. Il c'est déjà rendu indispensable lors de la première création. Comment fait il pour comprendre ce que je lui dis ? Impressionnant ! Décor et régie plateau : Pris en charge par Fx. Ce type travaillait avant dans une entreprisse de peinture et il c'était laissé pousser l'ongle de l'auriculaire pour qu'il serve de réceptacle à la peinture exèdentaire afin que le travail soit propre et précis. Je n'en dirais pas plus ! Les costumes : Véronique, qui est costumière de son état a très envie de les faire. Si on peut lui rendre service; Un côté angélique bordé de dentelleries. L'affiche : Est un résumé du spectacle. Simple et logique. Les photos du spectacle : Bernard ... nous fait profiter de son sens aiguisé de la précision et du détails. Les photos qu'il a fait lors du premier spectacle sont tout bonnement magnifiques. Je me réjouis de voir les prochaines épreuves. La promotion : Nathalie Mottet et Céline Masson s'en occupe fort bien puisque vous êtes en train de nous lire. A notre époque la meilleur des idées sans quelqu'un qui la relate n'est qu'une demi idée. Elles l'ont bien compris. Pourquoi adapter un roman alors qu'il existe des écrits propres au théâtre ? En dehors du fait que l'histoire nous touche, c'est pour faire la part belle à la création. Quand le spectacle sera joué, il ne sera joué qu'en cet endroit là. Il ne sera pas le duplicata postérieur ou antérieur à une autre production. Et puis, je ne veux pas ici faire du théâtre, mais réalisé un spectacle ou le théâtre est représenté. Pourquoi ne pas écrire une histoire nouvelle alors ? Il est réconfortant, reposant de s'asseoir sur le crédit de cet oeuvre majeure et il est motivant d'explorer des sommets qui ne font pas partie de nos propres limites. Comment avez-vous réalisé cette adaptation ? Il existe une adaptation cinématographique et radiophonique du roman ainsi que soixante dessins illustrant l'écrit (ajoutez-y l'aspect représentation théâtrale et je pense que la boucle sera bouclée). J'ai tout mis dans un grand shaker sans oublier une touche d'essence personnelle, je l'ai secoué longuement et tendrement, ce qui a donné, je dois bien l'avouer, un cocktail un peu fade. Il manquait une touche de je ne sais quoi ! J'avais oublié délibérément l'ingrédient narratif que je trouvais trop explicite, pas assez subtil, un peu conventionnel. Comment comprendre sans y mettre de mots. Le substitut s'est imposé de lui même. La musique bien sûr. Le jazz. La musique narrateur de leurs guerres intérieures. La musique comme fil conducteur. Il suffisait de recommencer depuis le début en y incluant ce facteur. Secoué, mélangé, il ne reste plus qu'à déguster. Votre vision de l'oeuvre ? Elle est bonne, merci ! Sinon, Cocteau, c'est bien celui qui Faisait de tout. Peintures, sculptures, films, pièces, romans, poésies, dessins, musiques, chorégraphie. Cette pluralité au lieu de le rendre génial aux yeux de ses contemporains, lui donnait l'étiquette d'un amateur supérieurement doué, quand on attribuait pas au snobisme ou au désir de briller les efforts constant du poète pour se renouveler. Cocteau vivait à Paris, changeant d'appartement, logeant à l'hôtel, passant " d'une chambre du crime " à une autre " chambre du crime ". Il mangeait comme un spartiate et s'habillait d'un simple vêtement de sport ou d'un peignoir tissu éponge. Mais cette bohème n'excluait pas le goût du luxe, dessins de maîtres, dés à jouer fabriqués par Picasso, masques antiques ; le négligé vestimentaire pouvait faire place au dandysme, la vie à la dure alternait avec une jouissance d'une nature neuve ou d'hospitalité princière. Désirant la reconnaissance de la nation, en 1955, Cocteau fait " enfin " son entrée à l'académie française où il défendra les " mauvais élèves " comme Baudelaire qu'on avait laissé à la porte depuis cent ans. Cocteau envisage son oeuvre dans une perspective unificatrice, celle de la création poétique, les modes d'expression n'étant qu'accessoire. Il se considère comme un " Dichter " (poète, au sens ou l'entende les allemands). Dans quelles circonstances a-t'il écrit " les enfants terribles " ? Il était à Saint-Cloud et pas en vacances puisqu'il achevait une cure de désintoxication (la seconde) dû à sa dépendance à l'opium (il croit trouver dans l'opium un moyen de se placer dans un état de grâce poétique où le grand sommeil affleure à la vie). Lui-même décrit les circonstances particulières du début de la création : " souvent, des personnes qui croient aimer les enfants terribles disent : sauf les dernières pages. Or les dernières pages se sont inscrites d'abord une nuit dans ma tête. Je ne respirais plus, je ne bougeais plus, je ne notais pas. J'étais partagé entre la peur de les perdre et celle d'avoir à faire un livre qui en serait digne ". Cocteau a écrit ce roman en dix-sept jours pour son plaisir, on en a fait un spectacle de théâtre en six mois pour le nôtre et celui du public. Quelle est votre conception du théâtre en général ? Le théâtre actuel est-il en harmonie avec l'époque dans laquelle on vit ? Non, le théâtre actuel et en harmonie avec le théâtre, un point c'est tout(d'accord, je ne vois pas tout et je ne sais rien). Il n'y a pas si longtemps, j'ai entendu un comédien prendre douze secondes pour dire " Thyeste ". Heureusement que le spectateur de théâtre ne possède pas une télécommande. Zap, zap. Je suis vraiment confus, mais le théâtre parfois ça m'en ..a un point inimaginable. J'ai vu, de mes yeux vu, des pièces comédie ou drame peut importe, capable en une seule représentation de dégoûter à jamais un public non averti. Le théâtre pour qui ? Pour les théâtreux ? Il faudra bientôt les protégés comme une espèce en vois d'extinction. Il faut (au public) leur en foutre plein les yeux, que cela les dépasses, les inclus, les faire rêver, voyager, qu'ils en aient pour leur argent, qu'ils aient un truc à raconter le lendemain au boulot, utiliser la technologie qui nous entoure partout et que seul le technicien domine, utiliser la pluralité des arts comme en musique, par exemple, ou les différents styles s'épaule parfois. Faire participer à un événement ou leur présence est indispensable puisque le message s'adresse à eux. Je crois que le théâtre a au moins dix ans de retard sur le cinéma ou la télévision. Fini les branlettes intellectuelles, maintenant les éléments dramatiques se multiple, et doivent resurgir comme une balle magique qui se sert de son dynamisme pour rebondir, pour rebondir. Je ne veux pas vous convaincre, laissons le temps au temps. Quel concept pour la mise en scène ? Ne pas prendre toute la place pour le jeu dramatique, laisser de l'espace pour d'autres disciplines qui peuvent s'inscrire en toute harmonie, sans affaiblir, bien sur l'objet principale. De ce fait, le spectateur est surpris et son attention renouvelée. Il n'y a plus besoin d'attendre que le texte nous réveille. Dans ce spectacle-ci, la musique, le travail sur l'ombre, les dessins animés, la scénographie et la bande son sont presque aussi important que le texte lui-même. Ce n'est pas un peu du remplissage, êtes vous sur de vos options ? Je les vois, je les ressens, elles prennent possession du plateau. Lentement, sûrement. C'est très facile, vu la responsabilités professionnelle de chacun. Je ne suis pas vierge, j'ai encore de l'appétit, mais en quelque sorte c'est de la gourmandise. Un metteur en scène anglais (Dereck Golby) avec qui j'ai travaillé comme assistant pendant quelque mois m'a appris à construire une table sur laquelle on peut manger. Elle est stable, il y de la place. Organiser le temps que l'on a, pour réaliser ce que l'on veut. Et pour la garniture de table, il est logique que j'utilise mon service et ma fantaisie. Je m'explique : La musique : naturellement, elle doit supporter les comédiens et non l'inverse. Il existe différents thèmes (jeu, trésor, somnambule, Paul, Elisabeth). Ce sont les thèmes de Paul et d'Elisabeth qui guident l'élément dramatique jusqu'à la fin apothéose ou ils (les thèmes) se rejoignent ainsi que les personnages qui sont réunis dans la mort (deux membre d'un même corps). Les autres personnages ne l'entendent pas mais la suppose. La musique ne ment pas, elle est l'exacte représentation sonore des sentiments ou ressentiments de Paul et d'Elisabeth. Ici, les mots manipulent et la musique parle juste. Elle est le fil conducteur des vraies émotions, elle ponctue la pièce. travail sur l'ombre : il est effectué parce qu'en dehors de l'esthétique qui est un résultat, non pas une condition, le rôle obscur de certains personnages secondaires, mets en lumière cette option pour les représenter. Trois courts dessins animés : Ils sont également projetés pour exprimer le côté rêve, jeu tout bas, des personnages centraux. J'y vois un aspect magique, indispensable pour le spectateur, et un rôle précurseur dans l'histoire. La scénographie : L'endroit du drame est la chambre des enfants terribles (Paul et Elisabeth). C'est une matrice, un lieu qui les protèges comme le ventre d'une mère. Le fond de la scène est blanc (rappel roman neige, plus utilisation pour la projection). Le décor est en quelque sorte suspendu. La chambre évolue au fil du temps en restant sensiblement la même. Leur ordre est le désordre (chaos). Légèrement surréaliste. La bande son : Pour rendre le réalisme jusqu'au surréalisme (bruit de matinée, pompier, train). Pour que le voyage s'effectue ensemble. Les costumes : La dentellerie d'Elisabeth est en rapport direct avec la toile d'araignée qu'elle tisse a travers le roman. Unité entre Paul et Elisabeth dans leur style qui propre à eux. Pour Gérard et Agathe, la sobriété est de mise. L'action : Se passe au début à Paris, à Montmartre. Elle se termine ici et ailleurs. L'époque est d'hier, mais pourrait être de demain. Le jeu d'acteur : Ils (les comédiens) auraient pu être eux (les personnages). Improvisation sur les objets (trésor) et sur l 'histoire pour être en harmonie avec les actes et le discours. Responsabilité de l'acteur d'assimiler et d'intégrer les différentes options techniquement pour arriver a un jeu émotionnellement investit Travail corporel : Performance extra ordinaire qui doit devenir naturel. . Votre objectif ? Parvenir à enfanter un spectacle où il y a une différence avec ce que l'on connaît aujourd'hui. Rester accessible et profond tout en maintenant l'élément dramatique pour tenir l'attention. L'objectif principal est de rendre nécessaire ou indispensable les personnes qui travaillent sur le projet et de rencontrer un public qui ne demande que ça. Au risque d'être un peu bateau, notre arche peut et veut embarquer tout le monde. Tout le monde, parce que le message est au dessus des mots et de la situation. Tout le monde vit, aime, et meurt (nous ressentons tous le destin mais personne ne peut le palper). Le message est universelle et abstrait. Les jeunes ont soif de découvrir et les pensionnés restent passionnés. Peut-être que la forme non classique et démonstrative pourrait arrêter quelques puristes. Nous les attendons de pieds fermes. J-F Jacobs. |
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